Feb 132016
 

Les Reines de France ont une histoire que l’Histoire ne leur reconnaît pas assez . Pour preuve, c’est à certaines d’entre elles que nous devons notre passion du … chocolat . Et pour celles et ceux qui auraient tendance à penser que cette addiction est moderne, voici la démonstration du contraire, chez les Anciens .

Fiancée à 10 ans pour des raisons politiques et territoriales, Anne d’Autriche épouse Louis XIII à 14 ans.

      

C’est une enfant qui débarque à la cour de France, arrachée à son pays, l’Espagne . Pour ne pas se sentir complètement perdue, elle peuple son palais d’une cohorte de suivantes ibériques . Vous vous voyez, vous, débarquer chez votre belle-mère avec toutes vos copines d’enfance ?  Mais la belle-mère se tait, elle a d’autres ambitions, dont assurer la régence n’est pas le moindre, pour qui se nomme Marie de Médicis .

Voici donc Anne privée de tapas, se vengeant sur le chocolat dont les Espagnols ont alors encore un secret de fabrication bien gardé .

Mais c’est à Marie-Thérèse d’Autriche, qui, dans les mêmes conditions d’une alliance franco-espagnole, épouse Louis XIV, que l’on doit la réelle introduction du chocolat à la Cour de France .

Délaissée par son royal mari, peu jolie avec ses jambes trop courtes et ses dents trop noires, elle se sent incapable de rivaliser avec Madame de Maintenon,

et  jette donc son dévolu sur le chocolat, qu’elle consomme à longueur de journée, au point que l’on rapporte que ses appartements sont emplis d’effluves de cacao .

Si elle-même ne gagne pas les faveurs du Roi, le chocolat séduit le monarque, qui en fait bientôt servir à Versailles sous des formes diverses . Il n’en raffole pas, mais en considère les éventuels bénéfices économiques en en octroyant la vente exclusive à un officier de la reine . On n’est pas monarque absolu pour rien, il faut aussi penser aux finances de l’Etat !

Et comme le chocolat est, semble-t-il une affaire de femmes, c’est Madame de Sévigné qui en prône le mieux les effets bienfaisants dans ses lettres à sa fille .

C’est d’ailleurs pour elle que François Massialot, alors officier de la bouche, invente une recette de crème au chocolat, que je vous recommande ! Voyez un peu …

Louis XV – peu concerné par la chose politique, et amateur de bonne chère-  étend l’influence du chocolat à la Cour, et qui dit la Cour, dit plus précisément Madame de Pompadour et la Du Barry, qui deviennent d’autant plus addicts que la Faculté commence à reconnaître les vertus aphrodisiaques de la fameuse boisson … il n’y a qu’à lire ce que le Marquis de Sade en dit …

         

Sur ce – pardon pour le raccourci – arrive Marie-Antoinette, suivie de son chocolatier personnel (ben oui, on est Reine de France, tout de même) .

Il créée pour elle des variantes de la boisson, en y incorporant amande douce ou fleur d’oranger . La fonction faisant l’organe, est institué le poste officiel de Chocolatier de la Reine . L’histoire ne précise pas ce qu’il advint de lui après un célèbre jour de juillet …

 

P-S : pardon d’avoir glissé quelques portraits d’hommes dans une apologie chocolatière des Reines de France … mais après tout, gageons qu’ils ont aussi eu un certain rôle à la Cour de France …

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